Si température et carbone forment un couple instable, on peut discerner une autre union délicate : celle de la température, de l’eau et aussi du vent.

Sous forme de vapeur, l’eau est le premier des gaz à effet de serre. Plus il fait chaud, plus l’océan s’évapore, plus l’atmosphère accroît sa capacité à retenir la vapeur d’eau... D’où une importante amplification de l’effet de serre (de l’ordre d’un facteur 2 selon le GIEC), avec de plus grandes quantités d’eau en circulation dans l’air. On dit alors que le cycle de l’eau s’intensifie. Et si de plus en plus d’eau s’évapore, de plus en plus d’énergie devra ensuite être restituée, notamment via les orages.

Schématisons grossièrement les nuages produits en deux types : ceux, plutôt bas, qui ont tendance à refroidir le sol, et ceux -plutôt haut- qui renforcent l’effet de serre. Difficile donc, comme l’a souligné le GIEC, d’apprécier jusqu’alors leurs effets conjugués, sinon avec une certaine variabilité de la température. En tout cas, l’eau ne restant dans le ciel que très peu de temps –cela se compte en jours, sinon en semaines- il paraît assez logique que la probabilité qu’il pleuve plus intensément dans certaines régions, ou qu’il y ait plus de gros orages, augmente. D’où, par conséquent, des risques accrus d’inondations.

Même pour le dernier quart du XXème siècle, le GIEC a ainsi noté « une recrudescence des épisodes de très fortes précipitations dans de nombreuses régions où la pluviosité augmente, par exemple aux latitudes moyennes à élevées de l’Hémisphère Nord ». Et là où il est prévu qu’il pleuve plus, le GIEC envisage bien, dans la plupart des cas, « de plus importantes variations des précipitations d’une année sur l’autre ».

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